|


Les forêts domaniales
Le Parc des
Boucles de la Seine
La Risle


|


|
|
|
|
|
La forêt
domaniale de Montfort :
La superficie de la Forêt domaniale de Monfort, qui sétend
sur dix territoires communaux, a très peu fluctué
depuis 500 ans : de 1.720 ha (3.326 arpents) en 1541, elle passe
à 2.043 ha en cette fin de XXe siècle.
|

(Production ONF)
|
Ancienne forêt seigneuriale des Comtes et Barons
de Montfort dont elle tire le nom, elle fut rattachée
aux domaines de la Couronne de France en 1204 et fut cédée
en 1550 à la famille dAnnebault.
1784 vit son retour au sein des domaines de la Couronne
avant de devenir définitivement domaine national
en 1833.
Elle fut grevée de multiples droits dusage,
parfois abusifs, accordés à une population
rurale qui en tirait sa subsistance jusquà
la fin du XIXe siècle.
À partir de 1840, la moitié de sa surface
ainsi minée fit lobjet dun reboisement
sans précédent par lintroduction dune
variété résineuse de provenance alsacienne
: le Pin sylvestre et ceci en lespace dun demi-siècle.
Certaines futaies issues de ces reboisements dressent leurs
fûts majestueux jusquà plus de 35 m de
hauteur.
Lomniprésence du résineux (65 % de sa
surface) accentuée après la deuxième
guerre mondiale fait de ce massif une forêt atypique,
qui lindividualise de la forêt normande traditionnelle
et en assure la réputation dans toute la région.
|
|
Présentation
de la forêt :
Gérée par les Eaux & Forêts puis depuis
1966 par lOffice National des Forêts, elle remplit
pleinement ses trois missions : PRODUCTION, PROTECTION et ACCUEIL.
Productrice de bois de qualité (Pin Sylvestre, Chêne,
Hêtre), elle concourt à lalimentation des scieries
et industries papetières locales.
Protection :
Protectrice, elle participe à la conservation des espèces
végétales et animales, à la protection des
sols, à la mise en valeur des paysages et à lamélioration
de la qualité des eaux puisque deux stations deau
potable intégrées dans le paysage forestier alimentent
la population de proximité depuis les années 80
à partir du grand Val et du Chêne à la Vierge.
Deux ruisseaux prennent leur source au pied de ses vallées,
à lextérieur de la forêt le Claireau
et le Doult Billou qui alimentent au passage, de leurs eaux claires,
une pisciculture.
Accueil :
Accueillante, elle développe depuis une vingtaine dannées
son rôle social.
À lécart des zones urbaines importantes, elle
garde encore aujourdhui, son caractère rural qui
lui confère une réputation de forêt tranquille
où il fait bon se promener et se ressourcer.
Pour satisfaire aux demandes dune population de visiteurs,
actuellement en augmentation, des aménagements divers et
nombreux ont vu le jour (panneaux dinformation, de signalisation,
tables, bancs...) pour que chacun puisse bénéficier
à sa manière et au moment où il le souhaite,
des richesses offertes généreusement par la forêt
dans le respect des équilibres : la forêt reste un
milieu fragile.
Le promeneur ou randonneur pourra emprunter les routes, chemins
et layons. De plus, il pourra suivre trois circuits pédestres
balisés G.R 224D Circuit des Séquoias (8.20 km)
et circuit pédestre du Rond de Beuvron.
En outre, dans un but pédagogique, un circuit de découverte
de seize essences forestières existe au départ de
laire du Catelier sur 2.700 km. La randonnée équestre
est possible sur 29 km de sentiers balisés du Nord au Sud
de la forêt.
À lintérieur du massif, trois aires daccueil
aménagées pour le pique-nique, la détente,
le jeu et linformation ont vu le jour sur un itinéraire
touristique ouvert à la circulation. Chacune bénéficie
dune surface de stationnement :
Laire du Rond Fleury
 |
L'aire du Catelier
(Production ONF)
|

Mare du Catelier
|
 |
L'aire du Rond de Beuvron
(Production ONF)
|
 |
|
Les essences forestières les plus couramment rencontrées
sont :
|

Hétre (production
ONF)
|
Les feuillus : (40 % de la surface)
Taillis sous futaie évoluant vers la
futaie (30 %) :
- Réserves (arbres de futaie) constituées
de Chênes, Hêtres, Frênes, Merisiers,
Bouleaux, Châtaigniers, Charmes, Érables,
Sycomores.
- Taillis (Charmes, Bouleaux, Trembles, Châtaigniers,
Tilleuls).
- Chênes, Hêtres, Érables, Merisiers.
|
|

Pin Sylvestre (production
ONF)
|
Les résineux : (60 % de
la surface)
- Pins Sylvestre, Épicéas
communs, Épicéas de Sitka, Sapins, Mélèzes,
Douglas, Pins Laricio.
|
En marge des essences et peuplements forestiers " classiques
", la forêt abrite quelques arbres ou sites remarquables
tels quune allée de Séquoias, un peuplement
de Tsugas Hétérophylle, un Orme adulte en pleine
santé ou encore un Chêne abritant une " Vierge
".

(Production ONF)
|
Processus dévolution :
Par M. Le Belleguy, représentant de lO.N.F.
 |
Au cours des siècles derniers, les peuplements forestiers
ont été modifiés sous laction
de lhomme.
Jusquau début du XIXe siècle, les
peuplements feuillus traités en taillis simple à
rotation très courte (8-10 ans), puis, jusque vers
1962, en taillis sous futaie (rotation de 30, puis 36 ans)
se sont considérablement dégradés,
en même temps, la podzolisation* saccentuait
au moins sur les stations sensibles (formations caillouteuses).
|
Sur ces zones, les peuplements ont progressivement évolué
vers la lande à fougère, myrtille, parfois callune,
parsemée de quelques bouleaux, et chênes rabougris.
En 1869, on recensait 421 ha de ces vides improductifs, ce qui
justifia lintroduction massive du pin sylvestre (essentiellement
entre 1840 et 1890). Contrairement à dautres forêts
(ex : Lyons), la conversion du taillis sous futaie, après
avoir été envisagée lors de laménagement
de 1869, fut dès 1889, définitivement abandonnée.
Enfin, entre 1963 et 1978, une politique très " énergique
" de transformation des taillis sous futaie, par reboisement
après coupe rase, généralement sur les meilleurs
sols, accentua encore le niveau denrésinement de
la forêt.
Si depuis 1978 des efforts importants de reconstitution de peuplements
résineux en peuplements feuillus ont été
entrepris, des difficultés liées à létat
avancé de podzolisation des sols se sont révélées
insurmontables et dans bien des cas le recours à la génération
naturelle de Pin sylvestre a été choisi. Ceci afin
de coller au plus près aux prévisions de régénération
sur la durée de laménagement.
Si des résineux ont été introduits après
guerre à lemplacement de sols potentiellement acceptables
aux feuillus, cette génération de résineux
une fois arrivée à maturité laissera le champ
libre à la réintroduction du feuillu initial, sans
perte de qualité du sol, afin de rétablir la biodiversité
et la vocation première de ces sols (la tempête en
précipite actuellement l'issue).
La connaissance actuelle de la pédologie (étude
des sols) et de ses relations avec les essences forestières
nous permettra de réintroduire les essences optimales par
type de sol et assurer la gestion durable de la forêt. La
difficulté réside dans la régénération
des pineraies implantées sur les zones dégradées
dont elles accentuent la podzolisation.
Un changement dessences (pin sylvestre en pin laricio sera
réalisé, tout en maintenant la régénération
naturelle de pins sylvestres pour les plus beaux peuplements en
introduisant en accompagnement quelques essences feuillues compatibles
(châtaignier, bouleau, chêne rouge) et ainsi limiter
la progression de la fougère aigle.
Si la flore se trouve réduite dans la diversité
à cause de lacidité très forte des
sols à pins sylvestre, les zones de fonds de vallon et
pentes calcaires ont une diversité floristique importante
(orchis pourprée, arum, parisette, mercuriale, etc
)
qui font de la forêt de Montfort une forêt extrêmement
variée.
La qualité des paysages accentuée par une topographie
particulièrement mouvementée fait de cette forêt
un massif atypique prenant des " airs de petites Vosges ".
*podzolisation : mécanisme de la transformation d'un sol
en podzol provoqué par l'action des acides humiques migrant
en profondeur capables de dégrader le complexe absorbant
du sol en détruisant l'argile.
|
La faune varie peu de la faune des autres forêts normandes.
Seuls le cerf et la biche sont absents en raison de lexiguïté
de la forêt.
Le chevreuil disparu après guerre a été réintroduit
à partir des années 80 avec des souches venant des
Landes, des forêts dEawy et de Rambouillet. Il représente
aujourdhui une population qui sest étendue
aux forêts riveraines et qui est soumise à la régulation
par la chasse dans une fourchette régulièrement
accordée par le plan de chasse réactualisé
annuellement. Il nest pas rare au promeneur matinal et silencieux,
de pouvoir en observer 1, 2 ou 3 à la dérobade.
Actuellement une étude quantitative et qualitative de cette
espèce est en cours sur plusieurs années pour connaître
également sa pression sur la flore forestière.
Sangliers, renards, lapins, blaireaux, martres, lièvres,
pigeons, bécasses sont également courants en forêt
de Montfort.
Quarante-quatre espèces doiseaux ont été
inventoriées sur le massif par le Groupe Ornithologique
Normand (GONm).
N'hésitez pas à cliquer afin de consulter leur site...
Liste des oiseaux :
| Buse Variable |
Chouette Hulotte |
Grive Musicienne |
| Milan Noir |
Engoulevent |
Fauvette à tête noire |
| Faucon Hobereau |
Pic Vert |
Pouillot Fitis |
| Faucon Crecerelle |
Pic Noir |
Pouillot Véloce |
| Faisan de Chasse |
Pic Epeiche |
Pouillot Siffleur |
| Bécasse |
Pic Mar |
Roitelet Huppé |
| Pigeon Ramier |
Pipit des Arbres |
Mésange à longue queue |
| Pigeon Colombin |
Troglodyte Mignon |
Mésange Nonnette |
| Tourterelle des Bois |
Rouge Queue à Front Blanc |
Mésange Huppée |
| Coucou Gris |
Rouge Gorge |
Mésange Bleue |
| Hibou MoyenDuc |
Merle Noir Mésange |
Mésange Charbonnière |
| Sitelle Torchepot |
Grimpereau des jardins |
Bruant Jaune |
| Pinson du Nord |
Verdier dEurope |
Tarin des Aunes |
| Linotte Mélodieuse |
Bouvreuil |
Gros-bec |
| Loriot dEurope |
Geai des Chênes |
|
Photos d'un ENGOULEVENT
Prises par Christian Gérard
(adhérent GONm)
|
La forêt
domaniale de Brotonne
|

(Production ONF)
|
Département : Seine-Maritime
Communes : La Mailleraye-sur-Seine, Vatteville-la-Rue
Organisation administrative ONF :
- Division de Rouen, Chemin de la Brétèque
76230 Bois-Guillaume
Tél. : 02.35.12.24.24
Superficie : 6430 ha 40 a 47 ca. La surface a été
stable dans le temps.
|
|
Lors de loccupation romaine, cet endroit était habité
comme en témoignent de nombreux vestiges. À lépoque
gallo-romaine, ce lieu était occupé par une activité
agricole importante, la forêt ne se constituant quau
cours du premier millénaire. Aussi, la forêt renferme
une richesse archéologique importante (4 villas gallo-romaines).
Elle porta dabord le nom d " Arrelanum Sylva
". Le nom de Brotonne napparaît quau VIIIe
siècle.
À partir de 911, la forêt appartenait au duc de Normandie.
Elle a été rattachée au domaine royal en
1204.
À la révolution, elle a été déclarée
bien national et a même été baptisée
" forêt de lunité nationale ".
Les contours actuels de la forêt sont figés depuis
le IXe siècle. Des défrichements très limités
ont eu lieu aux XVIe et XVIIe siècles.
|
Présentation
de la forêt :
La forêt occupe en partie (50%) de lavant dernière
boucle de la Seine appelée " presquîle
de Brotonne " dune surface de 15 000 ha.
Cette boucle encercle un plateau de 60 m daltitude, doucement
incliné au sud vers le nord et aux limites abruptes à
lest et à louest.
Ce relief est fortement modifié par la présence
dun ancien méandre et très accentué
au sud par des vallées sèches, anciens affluents
de ce méandre.
Le climat est de type océanique avec un faciès bioclimatique
déficient (température moyenne basse mais à
faible amplitude, précipitations bien réparties,
peu de jours de gelée, déficit hydrique marqué
en période estivale).
La forêt repose sur une assise crayeuse du crétacé
supérieur apparaissant ponctuellement dans les fortes pentes.
Les formations superficielles couvrant la quasi-totalité
de la forêt sont représentées par les formations
à silex, les alluvions anciennes, le limon des plateaux
et colluvions de fond de vallon.
La forêt présente un intérêt paysager
surtout par son effet de masse. Elle est visible de loin de lautre
côté de la Seine. De lintérieur de la
forêt, il y a aussi de beaux points de vue sur la vallée
de la Seine.
La forêt située à proximité de complexes
industriels importants subit une importante pollution de fond
sans que lon observe actuellement de dépérissement
des arbres.
La forêt de Brotonne forme avec la forêt du Trait-Maulévrier
lossature du Parc Naturel Régional de Brotonne. Le
nombre de visites par an est estimé à 390 000 pour
la forêt de Brotonne. Son évolution a tendance à
saccélérer du fait de son image extrêmement
positive auprès du public et de lattrait actuel du
tourisme vert.
La fréquentation se fait selon des points de concentration
aménagés à cet effet (aire du Grand Maître,
aire des Bois de Fécamp, du Champ, du Chêne Cuve,
etc
) avec parkings, panneaux dinformation, table-bancs,
pelouses, plus une halle à laire du Grand Maître
(Quelques zones de la forêt sont interdites au public pour
risque dincendie).
|

(Production ONF)
|
Quelques curiosités :
Chapelle St Maur, Chêne Cuve, Hêtre Chandelle.
|
|
|

Futaie adulte : Hêtre (production
ONF)
|
Les essences forestières :
Feuillus : chêne : 10 %, hêtre : 59,7
%, autres feuillus : 10,4%
Résineux : épicéa commun : 0,6
%, pin sylvestre : 14,8 %, autres résineux : 3,4%
Vides boisables et non boisables : 1,1%
Les peuplements forestiers :
Futaie feuillue 0 à 30 ans : 20,6 %
Futaie résineuse 0 à 40 ans : 8,4 %
Futaie feuillue 31 à 90 ans : 27,6 %
Futaie résineuse 41 à 80 ans : 6,5
%
Futaie feuillue 91 à 151 et plus : 32,1 %
Futaie résineuse 81 à 121 ans et plus : 4,4
%
Vide non reboisable : 0,4 %
Il existe de nombreux arbres et peuplements remarquables
et des peuplements classés pour la récolte
des semences forestières (hêtre et pin sylvestre).
Compte tenu de la présence des peuplements résineux
au nord de la forêt, le risque dincendie est
un facteur à prendre en compte en particulier au
printemps et en été.
|
Les habitats naturels :
On trouve :
- 5 habitats forestiers principaux : la hêtraie calcicole
à laurier, la hêtraie à jacinthe, la chênaie-hêtraie
acido-mésocline à oxalis, la chênaie-hêtraie
acidiphile à houx, la chênaie sessiliflore à
néflier.
- Des habitats forestiers remarquables mais localisés
: la frênaie-ormaie à scolopendre, la hêtraie
calcicole à faciès à buis, la frênaie-érablière
à mercuriale, la frênaie-charmaie de fond de vallon,
les boulaies de dégradation.
- Des formations associées à la forêt : les
pelouses calcaires, les corniches à ifs, les landes, les
mares et les bois tourbeux. La flore de la forêt de Brotonne
est très riche et variée. Cependant, il na
été relevé que quelques espèces protégées
au niveau régional (orchidées, hottonie des marais,
).
|
La forêt abrite une faune riche et variée. On y
rencontre des espèces remarquables telles que chauves-souris,
tritons, reptiles, insectes, oiseaux protégés au
niveau national.
Parmi les gibiers, on peut citer :
- le cerf, la population est estimée à
210 animaux
- le chevreuil, leffectif est estimé
à 250 animaux
- le sanglier, la population est difficile à
estimer, mais on suppose une densité minimum de 7 animaux
aux 100 ha compte tenu des tableaux de chasse réalisés.
Le grand gibier est bien représenté en forêt
de Brotonne, ce qui entraîne une pression forte sur le milieu
(agriculture et forêt) et des mesures de protection telles
que des clôtures (cultures) ou des engrillagements (plantations).
|
|
Compléments
d'informations sur les forêts :
Communiqué de lO.N.F. suite
à la tempête du 26/12/1999 :
Les arrêtés préfectoraux de lEure et
de Seine-Maritime interdisant la fréquentation des forêts
après la tempête du 26 décembre dernier ont
été levés respectivement les 01/03/2000 et
01/02/2000.
Depuis la fin décembre 2000, nous avons engagé
des travaux de sécurisation, notamment sur les aires daccueil,
de stationnement, les bords de routes publiques ou privées
ouvertes à la circulation publique.
La forêt nen reste pas moins dangereuse et le restera
pendant encore de nombreuses semaines, même avec le temps
les risques samenuisent.
Ceux-ci sont proportionnels à limportance des coups
de vent et les dommages causés peuvent être variables
au sein dune même forêt selon les zones.
Dautre part, des événements météorologiques
tels que vent, givre, grosse pluie,
sont susceptibles daccentuer
ces risques.
 |
Les dangers sont les suivants :
- arbres fragilisés, voire penchés susceptibles
de tomber à tout moment, surtout avec les sols détrempés
;
- idem pour les arbres encroués (cest-à-dire
tombés sur un autre) qui peuvent déstabiliser
leur " soutien " ;
- branches cassées en équilibre dans les houppiers
;
- trou de chablis (arbre renversé) qui peut se trouver
masqué par des branchages, feuilles, etc
- arbre au sol qui peut rouler ou casser sous leffet
du poids dune personne ou dun enfant qui monterait
dessus.
La règle générale est de rester sur
les chemins et de ne pas rentrer dans les parcelles.
|
Randonnées de groupe :
Il est important lorsque lon emmène des groupes en
forêt, de veiller à leur sécurité par
rapport aux dangers évoqués ci-dessus. Il est actuellement
indispensable daller reconnaître les parcours au préalable.
Seule cette reconnaissance permettra de se rendre compte de visu
des risques éventuels encourus et de la nécessité
ou non de trouver un tracé plus sûr.
De plus, il est possible que des balisages disparaissent et la
nouvelle configuration des lieux peut éventuellement amener
les gens à ségarer.
Les randonnées en forêt sont fortement déconseillées
par temps de vent et il est prudent dans ce cas de préparer
une randonnée de " secours " en zone
moins dangereuse.
Il est de la responsabilité de lorganisateur dêtre
vigilant sur lensemble de ces points.
Estimations des dégâts :
Voici à titre dinformation les estimations des volumes
de bois touchés forêt, en Haute-Normandie. Ces chiffres
permettent de se rendre compte des dégâts occasionnés
et des risques proportionnels :
| Forêts touchées de LEure |
Forêts peu touchées Seine-Maritime |
Forêts plus touchées Seine-Maritime |
Montfort : 80 000 m3
Lyons : 150 000 m3
Bord-Louviers : 300 000 m3
Les Baux de Breteuil : 80 000 m3 |
Eu : 600 m3
Eawy : 1 400 m3
Trait-Maulévrier : 4 000 m3
Verte : 4 000 m3 |
Brotonne (domanial+communales) :
42 000 m3
Roumare : 50 000 m3
Rouvray-La Londe-Madrillet : 85 000 m3 |
Traces de la tempête pendant les mois et
années à venir :
Les forestiers ont pour priorité actuelle les enjeux économiques,
écologiques et sociaux liés aux effets de la tempête
:
- commercialiser les bois qui ont encore une valeur marchande, et
alimenter la filière bois très touchée ;
- essayer de protéger la forêt contre les attaques
de champignons et insectes ;
- sécuriser les routes, chemins pédestres et équestres
et les sites privilégiés daccueil du public
Le volume de bois au sol et lampleur de la tâche ne
permettront pas de résoudre le problème en quelques
mois. LEst de la France a été beaucoup plus
touché que notre région et la Normandie est tributaire
du marché national très perturbé.
Il est important de souligner quil faut que les bois aient
trouvé acquéreur pour être sortis de la forêt.
Ce sont les bûcherons des exploitants forestiers ayant acheté
les bois qui débitent les arbres. De plus, il nest
possible dexploiter ces arbres quavec une main duvre
qualifiée vu le danger de ces travaux. Il en est de même
pour tout dégagement de sentier, la sécurité
doit rester un maître mot pour tous. Le reboisement interviendra
dans un deuxième temps au mieux à partir de lan
prochain.
Il est probable que tous les arbres cassés ou renversés
ne puissent être vendus et quil en reste une partie
dans les massifs forestiers. La matière va petit à
petit retourner au sol et lenrichir. Il est même souhaitable
de laisser certains de ces arbres pour entretenir la biodiversité
dans le milieu forestier.
Conclusion :
À léchelle de lévolution de la
planète, cette tempête nest quun incident.
À léchelle de la vie dun homme, elle
représente un traumatisme affectif et économique
important. La nature reprend toujours ses droits, mais il faut
lui laisser un peu de temps.
Les activités et loisirs en forêt vont être
perturbés pendant un certain moment. Il appartient à
chacun dêtre patient et de tirer tous les enseignements
de cette leçon de la Nature.
|
Les différentes méthodes de
gestion des peuplements forestiers :
Le taillis :
Peuplements réservés à certaines essences
feuillues telles :
Charme, Bouleau, Chêne, Châtaignier, Tilleul, Aulne,
Tremble, Robinier.
Le taillis est formé essentiellement de brins provenant
du développement des rejets à partir dune
souche et de drageons à partir des racines.
Les rejets groupés sur une souche forment une cépée.
Cest une méthode de moins en moins utilisée
en France.
Produits : bois de chauffage, trituration, pieux, échalas.
La futaie :
Une futaie est formée par des arbres provenant du développement
dune graine.
Elle peut être réalisée naturellement par
dissémination des graines darbres en place ou à
proximité (à l'aplomb du houppier pour les graines
lourdes - glands et faines - et jusqu'à plusieurs centaines
de mètres pour les graines légères - résineux
ou samares -).
Elle peut être réalisée artificiellement par
plantations de jeunes arbres élevés en pépinière.
Elle sapplique aux résineux comme aux feuillus qui
doivent avoir :
- une longévité suffisante
- produire du bois duvre de qualité
- pouvoir se régénérer naturellement.
Seul traitement applicable aux résineux car ils ne produisent
pas de rejets de souche après coupe.
Essences feuillues les plus courantes : Chêne, Hêtre,
Érable, Châtaignier, Merisier.
La futaie peut être :
|
Régulière
|
Irrégulière
|
| Arbres de même âge
et mêmes dimensions |
Arbres de différents âges et différentes
dimensions.
- Mélangée : plusieurs essences
- Pure ou mono spécifique : une seule essence
|
|
Avantages :
+ productive
+ bois duvre de plus haute qualité
+ adaptée aux essences de lumière
|
Avantages
+ favorable aux forêts de protection (montagnes,
dunes)
+ résiste mieux aux accidents
+ réservée aux essences dombre (sapins)
+ préserve les qualités paysagères
|
La futaie est le mode de traitement le plus utilisé en
France, le plus proche des besoins actuels.
Le taillis sous futaie :
Méthode mixte à deux niveaux de végétation
associant :
- des arbres de futaie au niveau supérieur, dâges,
de tailles, dessences diverses réparties irrégulièrement.
Ce sont les arbres de réserve.
- des brins issus de rejets au niveau inférieur complet,
qui couvrent toute la surface, dâges égaux.
Il ne sapplique quaux essences feuillues.
On y trouve souvent une grande variété dessences
tant dans le taillis que dans la futaie (Chêne, Hêtre,
Châtaignier, Frêne, Charme, Orme, Érable, Fruitier,
Bouleau, Tremble).
Méthode encore régulièrement en vigueur dans
la forêt privée, de moins en moins dans la forêt
communale et abandonnée dans la forêt domaniale où
la majorité des taillis sous futaie se dirige vers une
régularisation et une conversion en futaie régulière.
|
Une maladie contractée essentiellement en forêt
qui est due à la morsure dune tique porteuse dun
agent infectieux (Borrélia burgdorferi).
Sont exposées au risque de maladie toutes les personnes
fréquentant la forêt pour raisons professionnelles
(agents de lONF et de lONC, ouvriers sylviculteurs,
bûcherons, gardes-chasse, agriculteurs
) ou de loisirs.
 |
La tique :
De lespèce Ixodes ricinus dont tous les stades
(femelles, nymphes et larves) peuvent être infectés.
Périodes à risques
Davril à novembre : avec un pic dans la période
où les tiques sont les plus actives cest-à-dire
davril à juin. |
Zones à risques :
La densité des tiques étant liée au nombre
de cervidés et de sangliers qui sont des hôtes intermédiaires,
les zones à risques sont principalement celles fréquentées
par ces animaux.
La maladie de Lyme :
Lun des premiers symptômes, dans la plupart des cas,
est lérythème migrant. Il apparaît au
point de morsure comme une rougeur de plus de 5 centimètres
de diamètre. Son délai dapparition est de
2 à 32 jours après la morsure.
Il est important de faire le diagnostic dès ce stade car
les traitements antibiotiques sont alors très efficaces.
Il faut aussi penser à la maladie de Lyme en cas de :
- symptômes neurologiques (méningite, paralysie faciale,
méningo-radiculonévrite, etc.) ;
- symptômes articulaires
- symptômes cardiaques, ophtalmologiques, etc
même si la morsure est ancienne ou passée inaperçue.
Votre médecin traitant doit être consulté
au moindre doute.
Le diagnostic de la maladie de Lyme repose sur :
- des signes cliniques, comme indiqué ci-dessus, associés
à la notion de fréquentation de la forêt.
- La sérologie (prise de sang) ne vient que confirmer le
diagnostic clinique. Elle nest significative que plusieurs
semaines après la morsure.
La maladie de Lyme est reconnue comme maladie professionnelle
et inscrite au tableau n°19 du Code de la Sécurité
Sociale et n°5 du code Rural.
Tout diagnostic médical de maladie de Lyme doit être
déclaré comme maladie professionnelle.
Le médecin de prévention est à votre disposition
pour vous apporter ses conseils.
Le traitement :
Le traitement repose sur la prise dantibiotiques.
La prévention :
Il existe des répulsifs à appliquer sur la peau,
ou sur les vêtements mais leur utilisation éventuelle
ne doit pas dispenser des mesures de précaution ci-après.
Dans les zones à risques, veiller à ne pas travailler
jambes ou bras nus.
Chaque jour après le travail, au cours de la douche, par
exemple, rechercher les tiques. Il est important de les retirer
le plus rapidement possible car le risque de transmission de la
maladie augmente avec le temps de fixation.
|
|
Contact :
Vous pouvez contacter le Groupe Ornithologique Normand (GONm) :
http://gonm.free.fr
sur leur site...
gonm@wanadoo.fr par e -mail...
|
|